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tendre divagation

Magali Dougoud, ARTOPHAGIA, 2014, Vidéo HD, 16:9, son stéréo, 29’36”

Tendre divagation faisant flotter une ligne

Du 2 mars au 25 mars 2017

Vernissage : 1er Mars 2017, 18h00

Du 2 mars au 25 mars 2017, l’espace d’art MAXXX – Project Space (Rue Max Huber 12, Sierre) présente tendre divagation faisant flotter une ligne, une exposition en collaboration avec le Lokal-int (Biel/Bienne) et organisée par Nicolas Raufaste. Avec ce projet, MAXXX – Project Space souhaite présenter l’activité de l’espace d’art biennois sur la scène sierroise. Les anciens étudiants ECAV (Ecole cantonale d’art du Valais) tiennent une étroite relation avec cet espace expérimental.

Le titre tendre divagation faisant flotter une ligne est extrait d’un texte intitulé Le Manuscrit de Londres dévoilé qui est en fait un livre de musique. La notion de faire flotter une ligne est apparue au cours d’une recherche internet sur les concepts suivants: flotter et traduire, traduire en flottant ou encore traduction en ligne. D’une manière contextuelle, cela sous-entendrait de soulever une frontière, une limite, une barrière ou encore un trait dans l’espace. Quant à lui, le mot tendre est équivoque: l’action de tendre ou de détendre, et la forme d’affection qu’est la tendresse, propose de divaguer, de flâner. Il engage un va-et-vient d’un côté de la frontière à l’autre, sans s’en préoccuper ou même sans s’en rendre compte.

Du baume du tigre, un extra-terrestre, une vidéo sur l’histoire d’un immigré radioactif. un plan à l’échelle 1/1, des plectres de guitare, des images d’un terrain urbain. 

A cette occasion, les œuvres de cinq artistes sont regroupées dans le but de témoigner d’une vision territoriale contemporaine. L’œuvre de Gil Pellaton, Tiger Balm (2016), est protéiforme; l’artiste biennois fabrique son propre baume du tigre qu’il re-sculpte afin de lui redonner forme à chaque nouvelle exposition, interrogeant de la sorte la limite formelle et immuable d’une œuvre d’art. Les photographies de Michal Florence Schorro, they see me (2015), illustrent des paysages isolés et marqués par une intervention artificielle. Toutes en noir et blanc, ces images révèlent une tranquillité apparente et la violence d’une confrontation. Les sérigraphies que présente Prune Simon-Vermot illustrent sans ambiguité une forme servant à gratter les cordes d’un instrument de musique. Cet accessoire symbolise la vibration d’une onde sonore dont la propagation spatiale est organisée selon des règles différentes, influant sur la perception d’un espace. Quant à Magali Dougoud – ancienne étudiante de l’ECAV – et Nicolas Raufaste, ils travaillent ensemble depuis deux ans à l’élaboration d’une trilogie vidéo. Ils présentent pour la première fois le second épisode, Pueblo – Pegman oder europäische Traum (2017), l’histoire d’un immigré radioactif, symbole d’une immigration perçue comme envahissante et maladive.

Ces artistes ont été choisis parce qu’ils ont été exposés au Lokal-int. Mais aussi car leurs œuvres, au-delà de l’appartenance à une thématique commune, dépassent, une fois juxtaposées, leurs individualités. L’exposition tendre divagation faisant flotter une ligne à MAXXX – Project Space s’inscrit également dans la politique d’échange avec d’autres espaces d’art que le Lokal-int a mené durant ses 10 ans d’existences.

Heures d’ouverture :
me/je/ve: 17h – 20h
sa: 13h – 16h

Avec le soutien de:
Ville de Sierre, Canton du Valais, Ernst Göhner Stiftung

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